Recrutements : compétition, hypocrisie et régulation

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L’adoption par le CNESER, après 21 heures de débats et de multiples amendements, du projet de LPPR 1Rappelons quand même que le CNESER ne fait pas la loi, qui, même pour le monde académique, est votée par les parlementaires 😀., a épuisé ses participants mais pas les polémiques. Tout ceci se passe sur fond de déni de la réalité de la compétition scientifique, qui est un peu aux universitaires français ce que le sexe est aux puritains : y penser toujours, en parler jamais. Et qui évite le vrai débat de la régulation : relisons Ch Musselin, P-M Menger, repensons aussi aux expériences en cours. Read More

Références   [ + ]

1. Rappelons quand même que le CNESER ne fait pas la loi, qui, même pour le monde académique, est votée par les parlementaires 😀.

La loi recherche face à l'”archipellisation” du monde académique

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La semaine dernière, j’avais pointé 2 écueils concernant la LPPR. La lecture des textes, les premières réactions qu’ils suscitent, soulèvent la question de l'”archipellisation” du monde académique, sur fond de sentiment de déclassement. La relative dislocation des références culturelles communes s’approfondira-t-elle ? Quelles en seront les conséquences face à un projet de loi accusé de remettre en cause le modèle français ? Cette “archipellisation” sera-t-elle son talon d’Achille dans le cadre de la loi recherche ? Read More

Les 2 écueils de la loi recherche

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Les montants annoncés pour la future loi recherche ne sont pas négligeables (+ 5Md€ soit 23,7 Md€ réinjectés au total) et de nombreuses mesures sont intéressantes et consensuelles. La programmation sur 10 ans peut légitimement faire sourire mais le fait qu’une partie concerne les rémunérations est cependant en soi une garantie. Ce projet de loi va rencontrer 2 écueils : le premier, à moyen et long terme, c’est le décrochage en cours de l’enseignement supérieur, ignoré alors qu’il touchera de plein fouet la recherche française. Le second, est celui de la grave crise de confiance entre le MESRI et les corps intermédiaires. Read More

Prévisions des effectifs étudiants : le grand bug

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La publication par le MESRI de l’Etat de l’ESRI 2020 dresse un constat implacable : la dépense par étudiant est de 11 470 € en 2018, son plus bas niveau depuis 2007. Avec un écart sans précédent de 5 800 € entre le coût d’un étudiant en université et en CPGE. Alors que pour l’ensemble des pays de l’OCDE, cette dépense s’accroît de 8 % entre 2010 et 2016, elle baisse en France de 5 % sur la même période ! Cerise sur le gâteau, on découvre une curiosité statistique et politique : les projections du MESRI à 10 ans ont surestimé systématiquement la progression des effectifs dans les CPGE et les STS et sous-estimé celle dans les universités. Comment et pourquoi ? Read More