ESR français : que de temps perdu…

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C’est une banalité d’évoquer le sous-financement des universités. Mais la bureaucratie à la française mine tout autant le fonctionnement d’un système sur lequel le dernier opus de la Cour des comptes sur le HCERES projette, s’il en était besoin, un éclairage cru. Au-delà du HCERES, les coûts de transaction colossaux dans l’ESR débouchent en effet sur la double peine : en plus de la ressource financière, on ampute la principale ressource des acteurs qu’est le temps. Et le temps c’est de l’argent.
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3 processus bureaucratiques qui en disent long

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Comment ne pas être subjugué par le génie bureaucratique français ? La lecture des rapports de la Cour des comptes ou des diverses inspections vaut toujours le détour. On en retient que moins il y a d’argent, plus il y a de dispositifs, par exemple pour la COVID-19. Et quand il y a de l’argent (les PEPR), on construit aussi des usines à gaz. Enfin rien ne vaut le décryptage d’une bonne circulaire à l’ancienne : car s’il y a des lois, des décrets, des arrêtés, cela demeure la clé du fonctionnement d’un système qui marche de plus en plus sur la tête. Celle sur le rôle des recteurs, recteurs délégués et DRARI (ex DRRT) mérite le détour ! Et se lit en creux comme l’aveu d’échec de la mise en place des recteurs délégués… Read More

Reprise d’études supérieures : une tendance forte

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25% des candidats en 1ère année de l’enseignement supérieur ne sont pas des néo bacheliers ! Qui sont-ils/elles, quels sont leurs choix et peut-on définir des profils-types ? Ces reprises d’études interrogent en tout cas à la fois sur la mesure de la réussite et l’adaptation des dispositifs de formation continue. Retrouvez mon analyse pour XERFI Canal de cette tendance révélée par les chiffres de Parcoursup. Read More

Universitaires : l’art inimitable de l’auto-dénigrement

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Depuis longtemps je m’interroge sur le décalage entre la réalité des transformations des universités et l’incapacité des universitaires eux-mêmes à en percevoir les aspects positifs pour les étudiants. Pourtant, les indicateurs sont incontestables : le ‘drame’ 🤔 c’est qu’ils concernent les étudiants et leurs familles … ce qui n’intéresse pas forcément une partie de la communauté académique, concentrée exclusivement sur ses querelles internes. Ceci explique sans doute cette défiance de l’opinion publique : la haine de soi des universitaires est visible ! L’université a-t-elle besoin qu’on la défende ? Ou a-t-elle besoin pour la défendre que l’on mette en avant ses succès ? Read More