Maladies de l’enseignement supérieur : soignons-le et vaccinons-le !

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Quand successivement la Cour des comptes et le Conseil d’analyse économique placent (et chiffrent !) le réinvestissement dans les universités comme une priorité pour le pays, cela veut dire qu’il se passe quelque chose. Mettre le “pied dans la porte” suppose désormais de ne pas relâcher l’effort pour une remise à niveau structurelle, notamment face à la dérive des appels à projet. Injecter des financements est la condition nécessaire pour soigner une partie de ses maladies. Alors que l’atonie électorale des opposants à toute évolution est patente, le monde universitaire doit aussi se vacciner contre ses propres faiblesses. Au bénéfice de ses étudiants. Read More

Les élections présidentielles arrivent : parlons chiffres !

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A l’occasion de la publication de l’édition 2021 des données de l’ESR, il est utile de se pencher sur l’usage des chiffres, tant du point de vue des gouvernants que de leurs opposants. Depuis la création de ce blog, je me suis fixé une règle : essayer de séparer faits et commentaires (les miens !). On le sait, ce n’est ni la tradition et/ou la culture dominantes en ce moment… L’analyse des chiffres de l’ESR est de ce point de vue un parcours du combattant, entre ignorance, aveuglement et instrumentalisation. Read More

Quinquennat Macron et ESR : la pente glissante de la recentralisation

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Pour cette rentrée, je reviens sur le bilan du quinquennat d’E. Macron que j’ai réalisé à la demande de l’Institut Montaigne : mes lectrices et lecteurs ne seront pas surpris de sa tonalité. J’y aborde à la fois le sous-financement structurel des universités françaises et la recentralisation de l’ESR autour des organismes et du Ministère. Car le nœud gordien que refuse de trancher le gouvernement, c’est cette confusion des rôles entre universités, organismes de recherche et ANR, et HCERES.  Read More

Bac : le niveau qui baisse ? Un vieux débat !

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Comme toujours au moment du bac reviennent les plaintes lancinantes sur le niveau qui baisse. Ce qui est avéré, ce sont les types de lacunes que révèlent les enquêtes Pisa et Timms. Car si l’on écoutait les Cassandre, depuis le temps, notre pays, à force de niveau qui baisse, serait peuplé d’analphabètes et ses habitants seraient encore des ‘chasseurs-cueilleurs’... Mais puisque cette nostalgie des neiges d’antan irrigue les débats, je me suis plongé dans les archives du Monde à propos du niveau des étudiants. J’ai procédé à une sélection d’articles sur la fin des années 40 et des années 50 : en ces temps-là, celles et ceux qui passaient le bac et arrivaient à l’université n’avaient rien à voir avec les ‘publics’ actuels. Et pourtant déjà leur niveau “baissait” dangereusement car les taux d’abandon frisaient les 35% !

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