“Précarité étudiante” : sortir des clichés

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Après le drame de Lyon, syndicats, politiques et à leur suite les médias et leur cohorte de commentateurs et éditorialistes, se sont emparés du thème de la “précarité étudiante”. En méconnaissant une fois de plus, aveuglés par le mythe Mai 68, que “leur” France étudiante n’existe plus : il y a désormais une multitude de France étudiantes, que ce soit en termes de situation sociale ou en termes de rapport aux études. Quelles que soient les annonces gouvernementales prévues, la question est posée : saupoudrage ou ciblage des efforts et des politiques sociales ?
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La radicalité impuissante face aux étudiants d’aujourd’hui

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Le geste désespéré d’Anas K. a évidemment une dimension politique qu’il serait absurde de nier. Derrière son désespoir et ses difficultés surgit le décalage entre ses aspirations “révolutionnaires” et celles des étudiants en général. Peu d’observateurs l’ont remarqué : plus l’accès à l’enseignement supérieur se “démocratise”, moins le radicalisme étudiant a d’écho. Pas vraiment étonnant : l’hétérogénéité des étudiants ne s’accommode pas des discours binaires. Read More

Élections CNU vs 6 élections de CA d’universités : déplacement du pouvoir ?

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Les récentes élections au CNU, après plusieurs élections nationales en moins d’un an (Cneser, Conseil scientifique du CNRS, CAPN et CTU/CTMESR), illustrent sans doute un changement d’époque. Le désintérêt des personnels s’exprime par une abstention croissante conjuguée à l’émergence des listes indépendantes. La comparaison avec 6 élections de CA d’universités tenues en 2019 est cruelle : les taux de participation y sont à des niveaux élevés. L’échelon de proximité et la stratégie de l’établissement sont devenus le centre de la légitimité. Les effets de l’autonomie des universités, combinés à ceux des appels à projet, semblent redessiner le paysage.
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‘Ouverture sociale’ des Grandes écoles : business as usual

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Une conférence de presse de 3 ministres pour au plus quelques centaines d’étudiants ? Oui c’est possible dans notre pays à partir du moment où cela concerne quelques grandes écoles, dont il faudrait “diversifier” les origines sociales. Cela a l’apparence de la diversité, le goût de l’ouverture sociale mais c’est en fait le Canada dry de la démocratisation. Le message gouvernemental est en effet clair : l’élite et l’excellence sont d’abord en dehors de l’université. Une drôle de conception de la fameuse “diversité”. Avec un absent de taille pour ce qui définit une élite : le PhD. Read More