Chronique optimiste des évolutions de l’ESR

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Les crises révèlent toujours des tendances à l’œuvre depuis longtemps, et les accélèrent. Celle que nous connaissons met aux prises 2 réalités de l’ESR : une nationale, top down, avec peu de prise sur le réel, l’autre, bottom-up, ancrée dans les territoires et obligée de trouver des solutions. Dans la suite de mes questionnements, j’ai envie (c’est mon naturel) d’être optimiste : et si c’était l’occasion de mettre à plat les défauts et dysfonctionnements du système français ? Et de s’appuyer sur l’énergie que révèle son incroyable mobilisation. Rêvons un peu. Read More

Recteurs ESRI : la déconcentration plutôt que l’autonomie ?

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Alors que les débats et polémiques autour de la LPPR s’exacerbent, une mesure passée relativement inaperçue vise à modifier le fonctionnement du système. Pour la première fois, 7 recteurs “délégués” à l’ESRI vont avoir à traiter de l’enseignement supérieur mais aussi de la recherche et de l’innovation. Doit-on y voir une façon pragmatique de résoudre le dialogue entre l’Etat et ses opérateurs ? Ou au contraire y voir un condensé du refus français de l’autonomie de ses universités ?
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Ma chronique du dernier livre de Ch. Musselin

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A ses nombreuses publications, devenues des références, Christine Musselin ajoute désormais un opus bien particulier : ses propositions pour l’université. Elle entre donc dans l’arène qui sépare l’analyse de l’action, ou du moins la proposition de solutions. Elle se soumet par là-même à une critique d’une autre nature ! Je vais essayer modestement, de formuler la mienne, celle d’un “observateur empirique”. En m’attardant sur les points sur lesquels elle apporte un regard décapant (recrutement, HCERES) mais aussi sur des propositions sur la gouvernance qui me semblent de ‘fausses bonnes idées’ et enfin sur une impasse sur les organismes de recherche qui affaiblit son propos. Read More

La radicalité impuissante face aux étudiants d’aujourd’hui

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Le geste désespéré d’Anas K. a évidemment une dimension politique qu’il serait absurde de nier. Derrière son désespoir et ses difficultés surgit le décalage entre ses aspirations “révolutionnaires” et celles des étudiants en général. Peu d’observateurs l’ont remarqué : plus l’accès à l’enseignement supérieur se “démocratise”, moins le radicalisme étudiant a d’écho. Pas vraiment étonnant : l’hétérogénéité des étudiants ne s’accommode pas des discours binaires. Read More