Loi recherche : un consensus est-il possible ?

Chaque semaine voit la publication, à propos de la loi recherche (LPPR), de son lot de tribunes, pétitions, déclarations pour dénoncer, réclamer etc. L’appel à une candidature collective au Hceres (Cf. la tribune/pétition dans le Monde du 20 janvier), outre qu’il apporte quelques piments et change des sempiternels modes d’action, a à la fois le mérite de reconnaître cette institution centrale et aussi de poser des questions intéressantes. Et si cette tribune pointait des convergences possibles entre positions apparemment irréconciliables ? (suite…)

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Business schools : après la glasnost imposée, la perestroïka ?

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Une loi recherche en quête de confiance

L’annonce gouvernementale d’une hausse des moyens dans le cadre de la LPPR n’y change rien, la fin des Comue non plus : meccanos institutionnels permanents et dénaturation de l’ANR ont généré au mieux scepticisme, au pire découragement et souvent défiance. Face à des communautés académiques plus résignées que contestatrices, la confiance n’est pour l’instant pas au rendez-vous. D’autant que les attentes sont contradictoires avec des clivages forts issus de la hiérarchie des financements. La recapitalisation de l’ANR suffira-t-elle à recoller les morceaux ? (suite…)

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Mon abécédaire 2020 et 5 textes à lire absolument

Je vous propose de partager quelques humeurs (bonnes ou mauvaises) pour 2020 avec un abécédaire de l’année 2020 et 5 textes que je recommande. Ceci est totalement subjectif mais assumé ! Peut-être cela rencontrera-t-il chez vous, chères lectrices et lecteurs (de plus en plus nombreux, merci !) un écho favorable ou à l’inverse cela suscitera des remarques acerbes. Débattons ! Loin du complotisme ou des discours haineux, je vous souhaite une bonne année 2020 ! Surtout avec la fin annoncée des Comue !
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Le CNRS et ses 2 chiffons rouges

Le CNRS a en ce moment une forte capacité à agiter des chiffons rouges : le premier pour les chercheurs avec le « darwinisme », le second pour ses partenaires universités et organismes, avec sa revendication permanente d’être le 1er et le meilleur dont le dernier avatar est sa déclaration sur les ERC. Avec comme résultats d’occulter les déclarations d’E. Macron et F. Vidal promettant une augmentation des financements et une revalorisation des carrières et de rouvrir le conflit latent avec les universités et les autres organismes. Pour quels bénéfices ? (suite…)

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Le poids « démesuré » des réputations

Le capital réputationnel joue un rôle décisif dans l’enseignement supérieur et la recherche de notre pays. Quels que soient ses qualités ou ses défauts, un étudiant sortant de telle ou telle grande école bénéficie en général d’un a priori positif. Mais ceci s’applique aussi entre universités et entre universités et organismes de recherche. Faute d’évaluations à la hauteur et d’un système peu transparent, une approche réellement rationnelle est pour le moment un mythe. D’où des réputations qui deviennent des rentes.
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Un peu d’histoire : 2004, le « big bang » avorté du CNRS

Si l’on a beaucoup évoqué les 80 ans du CNRS, et ses glorieux anciens, j’apporte ma pierre, certes un peu triviale, en revenant sur ces 15 dernières années. Car elles éclairent les polémiques et tensions permanentes entres universités et CNRS, quoiqu’en disent publiquement les acteurs ! Ainsi, le plan élaboré en 2004, en plein mouvement des chercheurs avec Sauvons la Recherche, par Gérard Mégie et Bernard Larrouturou mérite d’être relu à la lumière des objectifs probablement très limités de la loi Recherche en termes de pilotage et d’organisation du système. (suite…)

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CNRS : un colosse aux pieds d’argile ?

C’est en présence d’Emmanuel Macron que le CNRS vient de clôturer l’année de célébration de ses 80 ans. Gloire, prestige, congratulations, l’organisme de recherche n’a pas lésiné sur la valorisation de sa marque, en martelant qu’il incarnait en France l’excellence scientifique. Un peu comme la SNCF, il fait partie de ces institutions bien identifiées par les Français, ancrées dans le patrimoine du pays, et qui paraissent immuables, traversant les âges quels que soient les soubresauts. Pourtant, l' »humiliation » subie par le président de la CPU, relève plus d’une mentalité de forteresse assiégée que d’une stratégie offensive. Explications. (suite…)

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Loi recherche : le syndrome « Jospin » et la revalo de 1988…

Un fantôme hantera-t-il la loi recherche en préparation ? C’est celui de la loi de 1989 sur l’école portée par Lionel Jospin. Mêmes ingrédients (revalorisations salariales), des contreparties souhaitées (« travailler autrement » dans l’éducation nationale pour Lionel Jospin, « assouplir » pour F. Vidal et E. Macron) et au bout du compte une interrogation : la LPPR subira-t-elle le sort de la loi sur l’école ? La façon dont est envisagée la réduction (justifiée) du temps de service des enseignants-chercheurs pourrait bien marquer une régression ! Et les revalorisations salariales prévues pourraient bien avoir le même accueil indifférent que celles de V. Pécresse en 2008… (suite…)

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Ma chronique du dernier livre de Ch. Musselin

A ses nombreuses publications, devenues des références, Christine Musselin ajoute désormais un opus bien particulier : ses propositions pour l’université. Elle entre donc dans l’arène qui sépare l’analyse de l’action, ou du moins la proposition de solutions. Elle se soumet par là-même à une critique d’une autre nature ! Je vais essayer modestement, de formuler la mienne, celle d’un « observateur empirique ». En m’attardant sur les points sur lesquels elle apporte un regard décapant (recrutement, HCERES) mais aussi sur des propositions sur la gouvernance qui me semblent de ‘fausses bonnes idées’ et enfin sur une impasse sur les organismes de recherche qui affaiblit son propos. (suite…)

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Universités/Écoles, le plus sélectif n’est pas celui qu’on croit

La "dignité" symbolique des Grandes écoles suppose-t-elle l'"indignité" symétrique des universités ? Même si la sélectivité des études ne garantit pas obligatoirement la qualité, elle n’en reste pas moins un indicateur incontournable. En France, l’université garde une mauvaise image qui s’accompagne très souvent d’un soupçon aussi détestable qu’injuste : ses diplômes seraient moins bons que dans les écoles, petites ou grandes, faute de sélection à l’entrée. Vrai ou faux ? Retrouvez ma chronique sur Xerfi Canal :

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« Précarité étudiante » : sortir des clichés

Après le drame de Lyon, syndicats, politiques et à leur suite les médias et leur cohorte de commentateurs et éditorialistes, se sont emparés du thème de la « précarité étudiante ». En méconnaissant une fois de plus, aveuglés par le mythe Mai 68, que « leur » France étudiante n’existe plus : il y a désormais une multitude de France étudiantes, que ce soit en termes de situation sociale ou en termes de rapport aux études. Quelles que soient les annonces gouvernementales prévues, la question est posée : saupoudrage ou ciblage des efforts et des politiques sociales ?
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La radicalité impuissante face aux étudiants d’aujourd’hui

Le geste désespéré d’Anas K. a évidemment une dimension politique qu’il serait absurde de nier. Derrière son désespoir et ses difficultés surgit le décalage entre ses aspirations « révolutionnaires » et celles des étudiants en général. Peu d’observateurs l’ont remarqué : plus l’accès à l’enseignement supérieur se « démocratise », moins le radicalisme étudiant a d’écho. Pas vraiment étonnant : l’hétérogénéité des étudiants ne s’accommode pas des discours binaires. (suite…)

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Élections CNU vs 6 élections de CA d’universités : déplacement du pouvoir ?

Les récentes élections au CNU, après plusieurs élections nationales en moins d’un an (Cneser, Conseil scientifique du CNRS, CAPN et CTU/CTMESR), illustrent sans doute un changement d’époque. Le désintérêt des personnels s’exprime par une abstention croissante conjuguée à l’émergence des listes indépendantes. La comparaison avec 6 élections de CA d’universités tenues en 2019 est cruelle : les taux de participation y sont à des niveaux élevés. L’échelon de proximité et la stratégie de l’établissement sont devenus le centre de la légitimité. Les effets de l’autonomie des universités, combinés à ceux des appels à projet, semblent redessiner le paysage.
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‘Ouverture sociale’ des Grandes écoles : business as usual

Une conférence de presse de 3 ministres pour au plus quelques centaines d’étudiants ? Oui c’est possible dans notre pays à partir du moment où cela concerne quelques grandes écoles, dont il faudrait « diversifier » les origines sociales. Cela a l’apparence de la diversité, le goût de l’ouverture sociale mais c’est en fait le Canada dry de la démocratisation. Le message gouvernemental est en effet clair : l’élite et l’excellence sont d’abord en dehors de l’université. Une drôle de conception de la fameuse « diversité ». Avec un absent de taille pour ce qui définit une élite : le PhD. (suite…)

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