Bilan social de l’ESR : le maquis des effectifs, des statuts et des primes

Lire le dernier bilan social de l’ESR, c’est prendre un peu de recul par rapport aux tensions (je parle des tensions budgétaires…) et analyser le verre à moitié vide et/ou le verre à moitié plein : pas d’augmentation de la précarité, voire une légère baisse, mais pas d’augmentation des effectifs d’EC. Le lire, c’est aussi mesurer l’immense déperdition d’énergie d’un système organisé en villages gaulois avec…40 catégories d’enseignants et d’enseignants-chercheurs ou encore un maquis de primes inégales entre universités, organismes, ministères ! Les Comue, IRT, Satt, IHU et les autres, c’est de la rigolade à côté ! Cette « GRH » à la sauce ESR explique aussi beaucoup de choses dans les difficultés des politiques de site. (suite…)

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Droits d’inscription : et si on s’intéressait (enfin) au montant des bourses ?

L’annonce de frais d’inscription élevés pour les étudiants étrangers non-communautaires fait craindre à certains l’extension de cette mesure pour les étudiants français. Bizarrement, personne, et ce depuis des années, ne s’intéresse au montant des bourses, notamment des 12,5% qui représentent les étudiants les plus défavorisés. Essayons de corriger cette erreur… J’ai retrouvé et comparé l’évolution des droits d’inscription depuis 1960 mais surtout des bourses…depuis 1936 ! L’occasion de méditer sur ce qu’ont fait Sciences Po et Dauphine.
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Étudiants d’université : des « hérétiques » en puissance ?

Il est à la mode de se plaindre du « désordre » récurrent de l’université française (les grèves, les blocages, les débats permanents), de la diversité de ses étudiants (mauvais puisque non sélectionnés) et du manque d’encadrement pédagogique (sous entendu comparé aux prépas, écoles etc.). Puisque la mode est à la pensée disruptive, osons une affirmation : et si ces « faiblesses » étaient en réalité des atouts ? Faisons-nous l’avocat des « hérétiques » universitaires, pour paraphraser Marc Bloch.
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Étudiants étrangers : des impasses qui pourraient…coûter cher !

Les annonces du Premier ministre sur la stratégie pour rendre la France de l’ESR plus attractive mettent en avant la hausse des frais d’inscription pour les étrangers non-communautaires. Si cette hausse était réclamée depuis longtemps par les responsables d’établissements, elle pourrait se révéler à double tranchant. La qualité de service sera-t-elle au rendez-vous ? Et le gouvernement ne commet-il pas une erreur en fixant à 3770 € le coût de l’inscription en doctorat ? Les leviers de l’attractivité de l’ESR sont-ils vraiment là où le gouvernement les place ? (suite…)

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Relations CNRS-universités : on revient de loin, mais où va-t-on ?

Si Alain Fuchs a grandement fait évoluer et apaisé les relations CNRS-universités, 2 questions majeures demeurent : comment, à l’heure où émergent de véritables universités (pas seulement les « grandes »), faire coexister ces dernières, les organismes, l’ANR et les instruments du PIA ? Comment concilier la volonté d’avoir des universités dans les classements internationaux avec les identités fortes des organismes ? Après la tutelle et maintenant le partenariat, le CNRS ne doit-il pas passer en mode soutien des universités ? (suite…)

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René Rémond et l’autonomie des universités : un livre à méditer

Avec un léger contretemps ( ? le livre date de 2015 !), je voudrais chroniquer l’excellent livre de Charles Mercier « Autonomie, autonomies » qui retrace le parcours de René Rémond comme dirigeant de l’université de Nanterre et de la CPU. Riche en anecdotes, il livre les témoignages des principaux acteurs universitaires de l’époque confrontés à ce Graal : reconstruire l’Université française. Et sa conclusion mérite que l’on s’y arrête : façonnés par l »habitus » jacobin, les partisans de l’autonomie prônent souvent des mesures qui vont à l’encontre de leurs idées…
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« Démocratie universitaire » (3) : le centre de décision et la périphérie

Une des principales leçons des réformes menées dans l’ESR depuis 2006, c’est le sentiment de malaise réel des personnels devant des changements incessants, souvent contradictoires. Plus qu’une absence de concertation devant ces réformes, c’est très souvent la difficulté à en saisir le sens dans un contexte où tout changement est perçu comme une injonction. La mise en œuvre reste en effet le grand fiasco des politiques publiques. Et ce qui contraint l’exercice de la « démocratie universitaire », que ni la LRU, ni la loi Fioraso n’ont réglé, c’est le clivage fort que montre une étude de 2013 entre le centre et la périphérie. (suite…)

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« Démocratie universitaire » (2) : quelle place pour l’administration ?

J’ai abordé la question de la « démocratie universitaire » sous l’angle de la représentation dans les CA. Mais un autre aspect mérite d’être regardé, c’est celui des relations entre le pouvoir académique et le pouvoir administratif et leurs légitimités respectives. Si la place de l’administration n’équivaut pas à la représentation des personnels Biatss dans les CA , elle en dit long sur le fonctionnement efficace d’un établissement. Dans un troisième article, j’aborderai ce qui me semble être la question désormais majeure, à savoir le sentiment croissant d’un éloignement des centres de décision. (suite…)

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« Démocratie universitaire » (1): un débat peut en cacher d’autres

Le débat sur l’ordonnance remet une nouvelle fois sur le tapis le concept de « démocratie universitaire » que l’on confond souvent avec collégialité. Enjeu ? Le niveau de représentation des personnels dans les CA des établissements expérimentaux, fixé à 1/3 minimum, et dont les syndicats craignent qu’il ne soit un maximum. Dans ce premier billet, je reviens sur une question : la « démocratie universitaire » est-elle la norme en France et a-t-elle les vertus qu’on lui prête ?  Dans un second billet, je reviendrai sur les relations entre pouvoir académique et pouvoir administratif. (suite…)

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35 000 villages de l’ESR face au serpent de mer des regroupements

L’échec des Comue est acté et l’avant-projet d’ordonnance sur les nouvelles formes de regroupement a pour objectif de sortir de l’ornière du rapprochement Universités-Grandes écoles, en panne depuis 20 ans. L’ESR français est à la croisée des chemins : va-t-il connaître une nouvelle couche du millefeuille ou bien une clarification ? Sans entrer dans le détail d’un texte touffu et provisoire, l’essentiel est là : l' »emboîtement » des personnalités morales préserve-t-il les « spécificités » des écoles ? Ou écoles et universités peuvent-elles converger sur un nouveau modèle ? (suite…)

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